Je ne parlerai pas de cette nouvelle tendance comme le slowflood mais bien  d’une réflexion qui me hante depuis que mon petit garçon s’est transformé en ado pré-pubère : moins vite, cessons de vouloir les faire grandir trop vite…

C’est vrai que l’on peut être  impatient de vouloir leurs apprendre un  tas de choses,  de leur faire découvrir des tas d’endroit plus vite que l’on ne le devrait.

Cela nous replonge surement dans notre propre enfance et on voudrait souvent les cloner pour revivre les bons moments que l’on a vécu petit… J’ai eu des tas d’exemples autour de moi et j’ai moins même « fauté »  je l’avoue.  Impatient nous sommes… Et c’est comme ça que de petits bouts découvrent des  « Star Wars » bien trop tôt pour en savourer tous les plaisirs… ( d’ailleurs, il y a des passages qui doivent leurs filer une de ces  frousses !)

C’est dans la même lignée, que l’on enlève de leurs chambres certains jouets jugés « trop bébés »et qu’on leur met dans les mains des tablettes en pensant bien faire : il faut vivre avec son temps me direz vous… Ou alors qu’on essaie de leur apprendre des choses pour qu’ils soient en avance… en avance de quoi d’ailleurs ?!

Pourtant, si vous saviez comme c’est important pour leur développement, et donc leur équilibre, de les laisser jouer, de les laisser imaginer des histoires, mimer, refaire des scènes, se mettre dans la peau de la maîtresse d’école pour exercer l’autorité (car ils en subissent tout au long de la journée : jouer leur sert de soupape, comme une cocote minute qui a besoin de rééquilibrer la pression). L’enfant n’a pas la faculté d’exprimer tout ce qu’il ressent ou subit. Jouer, s’inventer des histoires : c’est sa façon d’extérioriser tout ça.

J’avais d’ailleurs rédigé un article en collaboration avec Anne-Sophie Casal à  ce sujet.

Ne pensez jamais que l’enfant est un mini adulte ! Il ne peut pas se mettre à la place de l’autre et l’empathie est une qualité qui se développe bien plus tard seulement vers l’adolescence, voir même après !

Le seul message du jour sera celui-là : moins vite, laissez les grandir à leur rythme et favorisez les jeux…  oubliez parfois les écrans !

Moins vite, « on les pose en maternelle le matin, on les récupère en cm1 »comme dit la chanson de Benabar (Si vous ne la connaissez pas, dépêchez vous de l’écouter, c’est un ordre !).  Savourons chaque moment sans vouloir aller plus vite, car ils seront enfants pendant une courte durée, et je suis certaine d’ailleurs que nos adultes-restés-plongés-dans-l-enfance façon « syndrome de Peter Pan »  ont été forcé à grandir trop vite !

Avoir comme seul objectif  la bienveillance et passer le plus clair de son temps avec eux sans avoir uniquement en tête le rôle éducatif … Ah si je pouvais revenir en arrière, je changerais beaucoup de choses dans ma façon d’élever mon enfant sans pour autant devenir une copine puisque que ce n’est pas mon rôle en tant que parent. Ne pas me laisser happer par le poids de la société et la crainte de « que va t’il devenir quand il sera grand ».

Moins vite, gardez cela à l’esprit. Moi, je l’ai parfois trop souvent oublié. MEA CULPA.